événements liés dans et hors les murs sous réserve de modifications
6 soirées autour de l’exposition
direction littéraire : Rodolphe Perez

Samedi 16 mars 19h galerie des Patriarches
Parfum & arts divinatoires : une expérience de restes sensibles

# Dialogue avec le parfumeur Alexandre Helwani sur les traces anciennes des parfums divinatoires jusqu’à nos usages contemporains

Jeudi 21 mars 20h30 lecture – rencontre
«Nos corps neufs / la chair nouvelle »
Autour du recueil Lettre à Xenos de Catherine Peillon, présentée par Rodolphe Perez, lecture par Valentina Paniagua
Maison de la poésie d’Avignon – Le Figuier Pourpre

Vendredi 22 mars 17h30 lecture – rencontre
Tu es là mon amour, et je n’ai lieu qu’en toi
avec Muriel Calvet, directrice de la Fondation Saint-John Perse
et la comédienne Valentina Paniagua
à l’initiative de la Fondation Saint-John Perse hors les murs
et le micro Centre d’art la Non-Maison
Galerie La Non-Maison, Aix-en-Provence

DU RESTE…
exposition en cours à Paris

Galerie  des Patriarches

6 mars – 11 mai 2024
12  rue des Patriarches 75005 Paris
vernissage mercredi 6 mars 17h30 – 20h

Mercredi 27 mars 19h galerie des Patriarches
Échos de reste. Trois états de la framboise

# Échanges et exercices pratiques autour de la distillation, l’alchimie des restes avec Guillaume Attal, bouilleur de cru.

Vendredi 5 avril 19h Lecture-rencontre
avec Bernard Banoun, autour de sa traduction de Vieille écorcherie,de Wolfgang Hilbig, éditions de L’Extrême contemporain, animée par Rodolphe Perez
Librairie EXC, Passage Molière 75004 Paris

Samedi 20 avril 19h galerie des Patriarches
Théâtre de restes : texte & traduction
# Les expériences translingues et le reste, conversation avec Patricia Lavelle autour de la traduction et de l’écriture en langue étrangère, suivi d’une lecture de poèmes de l’autrice.
# Lettres de deuil de celle qui reste, lecture théâtrale de Ainsi connu proche et aimé, de Juliette Riedler, par Juliette Séjourné

Mardi 23 avril 19h30 lecture-rencontre
Tentative désespérée de langue restante
Lecture-rencontre autour du recueil Lettre à Xénos
animée par Rodolphe Perez, critique
En présence de l’éditrice Françoise Elian (Tango Girafe)
et de la comédienne Valentina Paniagua
L’Ours et la vieille grille 
9 rue Larrey 75005 Paris

Samedi 27 avril 19h galerie des Patriarches
Intempestivités du reste
# Carte blanche à Rodolphe Perez, directeur littéraire de l’exposition

Vendredi 10 mai 19h
Inassimilables
# « Hétérogène : inassimilable & part maudite », par Rodolphe Perez, suivi d’une lecture par Patrick Autréaux de son article « Les deux Annie » (Annie Ernaux et Annie Le Brun), discussion autour des gestes de récupération et de l’immiscible # Projection du documentaire de Pierre Chosson autour de L’Homme qui penche de Thierry Metz et les habitants de la Clinique de La Chesnaie, dialogue avec le documentariste Thierry Metz et les habitants de la Clinique de La Chesnaie.

samedi 11 mai 18h
Bruit & épilogue : en reste
# Finissage de l’exposition
# Intervention de Laurent Derobert, sur le bruit en mathématique

« où, adossés aux colonnes de quelque temple consacré à un Zeus oublié, parmi les lauriers-roses et les pervenches, nous considérions le lit sauvage du fleuve, ramenés par la vigueur du printemps et l’éternelle jeunesse du soleil à penser que l’homme avait vécu là aussi pour en repartir bientôt, que sa splendeur était à peine plus présente désormais que le débris d’un temple ou que l’image d’un mort dans la mémoire… Alors, je m’absorbais en de tristes passe-temps, nettoyant de sa mousse le piédestal d’un demi-dieu, déterrant l’épaule de marbre d’un héros, dégageant de la ronce et de la bruyère des architraves enfouies

Des miettes, reliefs de repas, jouets abandonnés, lambeaux, restes de pâtes collées au fond d’une assiette, tâches sur mur ou sur tissu, balayures, fragments d’écriture, tout le déchu. Ce qu’on n’aura pas réussi à assimiler à manger, à camoufler. Tout ce qu’on n’a pas voulu, tout ce qu’on a laissé de côté, rejeté, pas avalé, au propre ou au figuré…Tout… et justement tout ce qui manque au tout.

Les restes dansent joyeusement, cruellement, indépendamment de nous, les restes jouent avec le réel. Quand tout a été abandonné ou détruit, ou négligé… Les restes dansent et obsèdent.
Les restes créent : hantise et beauté.
Des mosaïques de Sosos de Pergame à l’inassimilable de Georges Bataille, la perte, l’éclat, l’écume, la fumée… par l’excès, le reste devient glorieux.

comme la pomme douce qui rougit au bout de la haute branche
sur la plus haute branche, les cueilleurs l’ont oubliée
— non ils ne l’ont pas oubliée : ils n’ont pas pu l’atteindre »
Sapphô de Mytilène

« Les restes de Dionysos déchiqueté dispersés au loin
Et même sa tête arrachée à la blancheur »
Virgile

De l’amoureux au mendiant (fût-ce de beauté), du thanatopracteur, du généalogiste, du biologiste au légiste à l’archéologue… du psychanalyste au devin, à l’historien, de la marchande d’arlequins à l’oniromancien, du poète au géologue, au grammairien, cuisinier, philologue, astrophysicien, troubadour quantique, mathématicien, du pauvre au photographe de guerre, travailleur social, rêveur, enquêteur, musicien…

En faisant le ménage, en triant, en aimant, collectionnant, auscultant, écrivant, s’égarant, en recherchant, cherchant son chemin, analysant, en soupirant, en riant, en cueillant, lisant…
Tous ces participes présents !
Liste infinie et jamais close.
A-t-on affaire à autre chose ?
Où dansent les restes ?
Peut-être nous emportent-ils dans une relecture neuve du passé…