Déplacé

Déplacé – Fondation Royaumont, octobre 2008

« De même que l’araignée immobile au centre de sa toile, sent dans l’instant qu’une mouche a brisé l’un de ses fils et court rapidement à cet endroit comme si elle souffrait de sa rupture, de même l’âme de l’homme, lorsqu’une quelconque partie du corps est blessée, s’y précipite, comme si elle ne pouvait supporter la blessure de ce corps auquel elle est solidement et harmonieusement liée. »
Héraclite, Fragment

Déplacé a surtout à voir avec le temps. L’instant, son mystère. Insaisissable, lieu du devenir et des métamorphoses. L’évanescence, les espaces infinis de l’infime nu du temps, « une absence entre visible et invisible ».
Déplacés : le point de vue, l’échelle, la perspective, le danger… Subrepticement, la courbe, le désir.
« Déplacé » Ce qui sépare l’opacité de la transparence, une lumière granuleuse Ce que la lumière dessine
En creusant l’ombre
Ce qu’elle laisse deviner entrevoir une apparition fragile scintillement entre le noir et le soyeux
Un reflet mis en abîme A l’origine obscure L’envers, déformation Illusions, anamorphoses de l’ombre Transformation Se perdre

Photographies : Catherine Peillon
Tirages :  Cyril Barbotin, AZA, Marseille
Encadrements : Atelier CADRATEM, Marx Filograssi & Xavier Quienne, Marseille

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