Mythologies

cacher avec la lumière

du 18 octobre au 22 novembre 2013
Chenalbleu 28 rue Kléber, Montreuil

18 octobre et 20 novembre concerts ouverture & clôture
œuvres de Joseph Haydn & Franz Schubert autour de la mythologie grecque
Mareike Schellenberger mezzo-soprano Jérôme Hantaï pianoforte

S’il est vrai que la photographie signifie littéralement « écriture de la lumière », il s’agit d’un talent très grec de cacher en mettant au jour.
Souci de conserver plein et vivant le mystère de l’immanence.
Manifester la présence, sa vibration, son aura. 
Car le monde est bruissant, changeant, théâtre de métamorphoses incessantes. 
Le vent, la pluie, la brume, le grand soleil ou la pénombre,
la variété infinie du ciel et de la lumière, forment et déforment des images toujours singulières.
Les changements d’échelle, les effets optiques, le train des nuages, les miroitements :
tout concourt à un aller retour entre monde sensible et monde intérieur, contemplation et hallucination.

Au cœur de cette confusion apparaissent et disparaissent, en un chassé-croisé vertigineux,
des figures toujours nouvelles.
« Les dieux sont ici aussi ». Une brindille, une brisure, la trace d’un pas, un éclat, un reflet
et nous basculons dans un monde étrangement familier ou inquiétant.

Dans ce scintillement, quelque chose frémit et palpite, secrètement.
Catherine Peillon

Latone 2013 © catherine peillon

Il y a des regards qui se posent sur le monde et les choses pour les questionner, les épouser ou les contrarier. Ainsi ce qui nous est donné à voir nous paraît comme un visage intime, sans cesse en mouvement, échappant à sa propre forme, se montrant à nous, si familier et si étranger à la fois. C’est l’espace même de toute démarche artistique, celle qui violente nos habitudes et nos certitudes, celle qui met à mort, à chaque instant, ce que nous croyons être compris par l’œil ou l’oreille, puis par l’esprit. Les images de Catherine Peillon posent ce regard sur le monde et les choses, les épousent et les contrarient. Elles questionnent le visible dans ce qu’il a de plus secret, elles violentent ses formes pour créer des fissures, et nous nous y infiltrons, comme des voleurs avides de nouveaux sens, de nouvelles présences.
Zad Moultaka, compositeur et peintre

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